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« J’ai entamé mes fourrages avec un mois et demi d’avance »

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À cause de la sécheresse, Sébastien Brousse, éleveur de bovins dans la Creuse, a commencé à utiliser ses stocks de fourrages avec un mois et demi d’avance. © DR

À cause de la sécheresse, Sébastien Brousse, éleveur de bovins laitiers et allaitants dans la Creuse a dû entamer son stock d’ensilage plus tôt que les autres années. Sur son exploitation, il a mis en place des stratégies pour éviter les pertes de production.

« Normalement, à cette époque, tout le monde est dehors avec de l’herbe à volonté », explique Sébastien Brousse, éleveur en Gaec dans la Creuse. Mais ces dernières années, la donne a changé pour ses 55 vaches laitières et ses 40 allaitantes. Sébastien Brousse et son associé ont donc dû s’adapter au manque d’eau.
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« Normalement, à cette époque, tout le monde est dehors avec de l’herbe à volonté », explique Sébastien Brousse, éleveur en Gaec dans la Creuse. Mais ces dernières années, la donne a changé pour ses 55 vaches laitières et ses 40 allaitantes. Sébastien Brousse et son associé ont donc dû s’adapter au manque d’eau.

Augmentation de la production de maïs

« Depuis trois ou quatre ans, nous ne fermons plus le silo de maïs afin de faire face aux sécheresses récurrentes, raconte-t-il. Nous distribuons tous les jours un fond de panse, soit environ 10 kg brut en complément de l’herbe, pour éviter que la production des vaches laitières ne chute. »

Afin d’accroître la production de maïs, Sébastien Brousse et son associé ont augmenté leur sole de maïs, qui est passée de 15 hectares à environ 18 hectares. « Lors des bonnes années, cela nous permet d’avoir une avance de stock et lors des années plus compliquées, cela permet de pallier la baisse de rendement », indique-t-il.

Cette année, la situation se répète : le manque de pluie va encore affecter leur élevage. « La dernière fois qu’il y a eau un peu d’eau, c’était le 14 juillet, poursuit Sébastien Brousse. Et il a plu environ 5 à 10 mm. Auparavant, il faut remonter au 15 au 20 juin, ce n’est pas avec ce peu d’eau que l’herbe pousse. »

Adaptation de la production d’ensilage

Alors, pour éviter une chute de la production laitière, le 3 août 2020, Sébastien Brousse a dû ouvrir le silo d’herbe, soit un mois et demi plus tôt qu’une année normale.

« Nous allons augmenter les doses progressivement, explique-t-il. Nous estimons que les vaches vont pouvoir sortir pâturer pendant encore une dizaine de jours, mais il ne reste plus grand-chose. » Là encore, Sébastien Brousse s’est adapté : la surface d’herbe ensilée est passée de 18 hectares à environ 28 hectares.

Il commence aussi l’ensilage plus tôt, « on perd un peu en volume sur la première coupe tout en gagnant en qualité, estime-t-il. Et on récupère du volume sur la deuxième coupe, car cela permet de récolter avant d’être trop pénalisé par la sécheresse. »

Pour accroître le confort de ses vaches laitières mais aussi faire face à l’augmentation du prix de la paille qui s’est « envolé », Sébastien Brousse et son associé ont aussi investi dans des matelas installés dans les logettes.

Un sevrage des veaux plus précoce

Pas d’ensilage, ni de maïs pour le troupeau allaitant, mais un pâturage extensif pour retarder au maximum la distribution de foin. « Une partie des veaux a été vendue et l’autre est sur le point d’être sevrée, détaille Sébastien Brousse. Les vaches auront donc de moins gros besoins, mais on espère que la pluie arrivera à la fin d’août. » Le dernier lot de veaux est d’ailleurs, cette année, sevré quinze jours en avance à cause du manque d’eau.

Marie-Astrid Batut
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