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« Aucun changement significatif pour les éleveurs »

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Michel Bloc’h, président de l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB), estime que les acteurs de la distribution se saisissent des plans de filière pour « mettre en difficulté la production ». © Agnès Massiot

Pour Michel Bloc’h, président de l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB), le relèvement du seuil de revente à perte s’est surtout traduit par « une augmentation du prix pour le consommateur, et une augmentation confortable de la marge pour les distributeurs ».

« À ce stade, nous pouvons dire que l’objectif premier de meilleure valorisation des prix à la production n’est pas atteint », estime Michel Bloc’h, président de l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB), dans son rapport moral présenté lors de l’assemblée générale de l’organisation, le 6 décembre 2019 à Caudan, dans le Morbihan.
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« À ce stade, nous pouvons dire que l’objectif premier de meilleure valorisation des prix à la production n’est pas atteint », estime Michel Bloc’h, président de l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB), dans son rapport moral présenté lors de l’assemblée générale de l’organisation, le 6 décembre 2019 à Caudan, dans le Morbihan.

Il estime que les acteurs de la distribution « rebondissent » sur les plans de filière issus des États-généraux de l’alimentation pour « prendre la main, mettre en difficulté la production dans ses relations commerciales ». Une situation qui risque « d’affaiblir structurellement la production et de la déposséder de ses cahiers des charges, axe essentiel en matière de politique commerciale et de pouvoir de négociation. »

À voir aussi : Loi agriculture et alimentation, « un paquet d’acteurs a tout fait pour que ça ne fonctionne pas » (22/10/2019)

« Conforter l’organisation de la production »

Pour faire face à l’aval, le président de l’UGPVB demande au ministre de l’Agriculture de mobiliser ses services pour « mettre en œuvre de façon pragmatique l’orientation européenne en matière d’organisations de producteurs (OP) et d’associations d’organisations de producteurs (AOP) [NDLR : en référence au règlement omnibus] ». En production porcine, il s’agit notamment de reconnaître le projet d’AOP porté par les groupements de l’ouest de la France.

Concernant la viande bovine, la production « ne peut pas rester au stade de la cueillette avec des tarifs imposés, souligne Michel Bloc’h. Le renforcement de sa position ne peut s’envisager qu’avec un maillon production concerté et uni, qui reprend la main sur l’élaboration de conditions de production et de mise en marché communes. »

À lire aussi : « Les distributeurs sont sous pression comme jamais » (02/12/2019)

V. Gu.
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