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Le nouvel étalon rebat les cartes

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Le recalibrage des appareils sur le nouvel étalon international fera qu’un lait pointé hier à 250 000 cellules, se retrouvera entre 200 000 et 212 500 cellules. © Cédric Faimali

Prime qualité. Le recalibrage des appareils français induira une baisse des résultats et une remise à plat des grilles de paiement.

Depuis des lustres, tous les laboratoires français utilisent le même étalon pour calibrer leurs appareils de comptages des cellules : un échantillon à teneur garantie (ETG) produit par Actalia-Cecalait. C’est le gage de résultats comparables sur tout le territoire. Mais ce qui est vrai en France ne l’est pas à l’étranger. On recense 22 étalons ETG dans le monde. D’où l’idé...
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Depuis des lustres, tous les laboratoires français utilisent le même étalon pour calibrer leurs appareils de comptages des cellules : un échantillon à teneur garantie (ETG) produit par Actalia-Cecalait. C’est le gage de résultats comparables sur tout le territoire. Mais ce qui est vrai en France ne l’est pas à l’étranger. On recense 22 étalons ETG dans le monde. D’où l’idée d’un groupe de travail pour mettre au point une seule référence certifiée et des modalités de calibrage identiques. Ce travail auquel Actalia-Cecalait a participé s’est déroulé sous l’égide de la FIL (Fédération internationale du lait).

Une baisse de 15 à 20 % des comptages cellulaires

Il a abouti fin février à la production d’un étalon international. Si l’information n’a pas été ébruitée dans un premier temps, c’est que la filière a eu, avec la crise du Covid-19, d’autres priorités à gérer. Mais le dossier a été repris cet été par le Cniel. Et à bras-le-corps, car l’impact qu’aura cet étalon est loin d’être neutre. Ce n’est d’ailleurs pas une surprise pour les initiés du sujet. Certains avaient déjà pointé du doigt les écarts importants qu’il pouvait y avoir sur des comptages de cellules réalisés en France ou ailleurs en Europe.

Des essais entre cet étalon international et les ETG Actalia réalisés au printemps dernier chiffrent cet écart. Ils montrent qu’un ajustement des instruments de mesure sur ce nouveau standard induirait une baisse des résultats de 15 à 20 %. Dit autrement, un lait hier à 250 000 cellules serait demain entre 200 000 et 212 500 cellules. De même un + de 400 000 cellules hier, seuil d’un lait hors normes, se retrouverait entre 300 000 et 340 000 cellules. Autant dire que l’utilisation de cet étalon devrait logiquement induire une remise à plat des grilles de paiement à la qualité. Mais aussi des modalités de gestion des laits hors normes. En effet, cette baisse des résultats de comptages induit mécaniquement, pour les laiteries, un surplus à payer pour des laits qui, hier, dépassant le seuil super A de 250 000 cellules étaient pénalisés, et se retrouveront en deçà…. Et on n’imagine mal des industriels allouer sans sourciller un budget supplémentaire à l’achat de leur matière première.

La mise en œuvre possible au 1er décembre 2020

La discussion qui reste à conduire aura-t-elle lieu au niveau des interprofessions régionales ? Probablement, si la filière s’inscrit dans la logique qui a été la sienne jusqu’alors en matière de paiement à la qualité.

Fin juin, le bureau du conseil d’administration du Cniel a décidé de fixer une date objectif de mise en œuvre de ce nouvel étalon FIL au 1er décembre 2020. Devraient logiquement suivre les pays du groupe de travail de la FIL qui a œuvré à sa mise en place. À commencer par les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, tous particulièrement moteurs du projet. Les USA, la Nouvelle-Zélande­, le Canada, la Suisse et d’autres du groupe FIL devraient suivre.

Jean-Michel Vocoret
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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