S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

« Avancer le tarissement nécessite-t-il des précautions particulières ? »

réservé aux abonnés

 -
Au pâturage, en période de pousse de l’herbe, les vaches en cours de tarissement sont orientées vers les prairies de moins bonne qualité. Watier Visuel

Je taris habituellement mes vaches deux mois avant le vêlage. Le Cniel projette d’encourager la réduction des livraisons par une aide en avril. Je réfléchis à tarir trois mois avant celles qui produisent aujourd’hui 20 kg. Avancer le tarissement nécessite-t-il des précautions particulières ?

La réponse de Julien Jurquet et Philippe Roussel, de l’Institut de l’élevage.
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
16%

Vous avez parcouru 16% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

La réponse de Julien Jurquet et Philippe Roussel, de l’Institut de l’élevage.

Effectivement, même si ce n’est pas le levier qui a le plus d’impact, avancer le tarissement d’un mois est un des moyens pour diminuer ses livraisons. Il est réservé aux vaches qui produisent maximum 20 kg/jour de lait. Cette mesure ne remet pas en cause les livraisons des mois suivants puisque, logiquement, la date de vêlage reste inchangée. L’idéal est de tarir en douceur sur une semaine. Si le tarissement est plus long, l’effort pour réduire ses livraisons aura beaucoup moins d’impact.

Un abreuvement suffisant

La diminution ou la suppression d’apport de concentrés aide à stopper la sécrétion lactée et à résorber correctement la mamelle. Elle peut être accompagnée d’un passage à une traite par jour. En revanche, l’abreuvement habituel doit être maintenu, au risque sinon de provoquer un stress hydrique. En ration complète, baisser ou arrêter les concentrés nécessite de créer un lot d’animaux. Cela permet également de distribuer des fourrages moins riches en énergie et en azote, par exemple de l’ensilage d’herbe mélangé à de la paille.

Choisir les prairies de moins bonne qualité

Au pâturage, il faut diriger les vaches vers les prairies de moins bonne qualité. C’est la difficulté lorsque l’on tarit une vache en pleine pousse de l’herbe. Sinon, arrêter la lactation sera compliqué. Plus généralement, on sait que distribuer durant la période de tarissement une ration moins riche évite à l’animal d’engraisser et de subir des problèmes au vêlage et après (dystocie, fièvre de lait, acétonémie, retournement de caillette, etc.). On tolère 0,5 point de note d’état corporel en plus. Cette précaution est encore plus vraie sur un tarissement plus long. Les conséquences d’un défaut d’alimentation y seront amplifiées.

Attention à la capacité d’ingestion élevée

De même, il faut avoir à l’esprit qu’à six mois de gestation, la vache conserve une capacité d’ingestion élevée, son veau étant moins développé. Alors que l’on vise à assurer uniquement la couverture de ses besoins d’entretien et de gestation, elle ne doit pas consommer autant qu’une vache en lactation. Vous le comprenez, avancer le tarissement comporte quelques risques. En discuter avec vos conseillers spécialisés évitera les écueils.

Des mesures sanitaires rigoureuses

.Dans le bâtiment. Un tarissement précoce augmente le nombre de taries en stabulation si elles sont conduites ainsi durant cette période. Encore plus que d’habitude, les mesures d’hygiène que sont le raclage, le paillage, le nettoyage des logettes, etc. doivent donc être identiques à celles pratiquées pour les vaches traites.

.Prévenir les mammites. Le tarissement prolongé expose davantage au risque d’infections mammaires. Il est recommandé d’utiliser un obturateur interne sur les quatre trayons. Ce traitement sera associé ou non à l’utilisation d’une spécialité antibiotique en fonction de la sensibilité de la vache aux mammites, de sa dernière concentration cellulaire (seuil de 100 000 cellules/ml) et des conditions d’hygiène au moment du traitement durant la période sèche. Ces mesures de prévention doivent être appliquées en lien avec son vétérinaire.

Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Indisponible

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER