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La France est fortement liée à l’Union européenne

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En France, 98 % des importations de produits laitiers proviennent des pays membres de l’Union européenne. © Jean-Michel Nossant

En volume ou en valeur, une grande majorité des échanges de produits laitiers observés en 2019 concernaient l’Union européenne. La proportion des exportations vers les 27 pays membres est toutefois en repli depuis plusieurs années, tandis que celle des importations gagne du terrain.

60 % des produits laitiers français exportés en 2019 se sont retrouvés chez nos voisins de l’Union européenne, quand 98 % de nos importations en provenaient, en valeur, selon un rapport réalisé par FranceAgriMer et diffusée le 8 octobre 2020.
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60 % des produits laitiers français exportés en 2019 se sont retrouvés chez nos voisins de l’Union européenne, quand 98 % de nos importations en provenaient, en valeur, selon un rapport réalisé par FranceAgriMer et diffusée le 8 octobre 2020.

Les proportions sont similaires en volume de matière sèche utile (MSU) pour les exportations (64 %) et identiques pour les importations, témoignant d’une « forte dépendance [de la France vis-à-vis] de l’Union européenne dans ses échanges de produits laitiers ».

La part des exportations vers l’UE est en recul

Depuis dix ans, la part de l’Union européenne dans les exportations françaises de produits laitiers s’est progressivement dégradée, passant en valeur de 76,3 % en 2009 à 59,6 % en 2019. En contrepartie, les exportations vers les pays tiers ont grapillé quelques points, permettant ainsi « une accélération globale des exportations », explique FranceAgriMer.

Les tonnages de MSU sont restés relativement stables depuis 2012, résultant d’une hausse des tonnages exportés vers les pays tiers, et d’une diminution des exportations vers les pays de l’Union européenne. Celles-ci perdent 11 points en huit ans, pour arriver à 64,4 % en 2019.

Les produits ultra-frais en cause

Toujours selon le rapport FranceAgriMer, la baisse de la part de l’Union européenne dans les exportations de produits laitiers français est essentiellement due aux produits ultra-frais (1). Ces derniers ont enregistré « les plus fortes baisses de ventes au cours des dernières années, que ce soit en volume ou en valeur ». Le repli a été « particulièrement marqué pour la crème » avec −66,2 % en volume et −45,4 % en valeur entre 2012 et 2019.

Les exportations de matières grasses solides, (MGS) en volume, sont également en décroissance depuis 2015. La « flambée » des cours du beurre en 2017 et 2018 a toutefois permis « de soutenir les ventes en valeur », rapporte FranceAgriMer.

Les exportations de fromages sont restées stables en MSU depuis 2015, mais sont en hausse en valeur : la proportion des ventes de produits plus coûteux et plus hauts de gamme a évolué positivement au sein de l’Union européenne.

La tendance à la hausse, en valeur, pour le segment « produits secs » a pris fin en 2014, après plusieurs années de volumes exportés et de prix soutenus. Tous les produits secs ont été concernés par le repli des ventes en volumes, à l’exception de la poudre de lait infantile.

98% des importations proviennent de l’Union européenne

En valeur, les importations françaises de produits laitiers sont en hausse depuis 2005. Elles dépassent les 4 milliards d’euros depuis 2017, soit deux fois plus qu’au début des années 2000. La part des importations en provenance des pays de l’Union européenne, « déjà conséquente en 2000, n’a cessé de croître pour atteindre 98 % en 2018 et 2019 », constate FranceAgriMer. La tendance en volume est similaire, avec également 98% des tonnages importés qui proviennent des 27 membres de l’UE.

La part de l’Union européenne dans les importations françaises dépasse 95 % pour les

quatre familles de produits laitiers, à la fois en valeur et en volume. « La France est donc fortement dépendante de ce fournisseur, de son offre et de l’évolution de ses prix », conclut le rapport.

Fromages et MGS ont tiré les importations vers le haut

La hausse des importations, en valeur, en provenance de l’Union européenne s’explique essentiellement par les achats de fromages qui ont progressé de 159% en 20 ans. Les produits importés se situent dans la moyenne haute des prix, c’est pourquoi l’évolution en volume a été moins marquée, avec +24.6% entre 2012 et 2019, explique le rapport.

La France, déficitaire en matières grasses solides, a davantage importé au cours des dernières années : +36,1% en volume depuis 2012. À nouveau, la flambée des prix du beurre a renforcé cette hausse en valeur : les approvisionnements en provenance de l’Union européenne ont grimpé de 166,1% entre 2000 et 2018. Les importations de produits ultra frais et de produits secs en provenance de l’Union européenne sont quant à elles plutôt orientées à la baisse, selon FranceAgriMer.

Raphaëlle Borget

(1) Quatre familles de produits laitiers : produits ultra-frais, produits secs, matières grasses solides (MGS) et fromages.

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