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« Prévenir les soucis via le profil en acides gras du lait »

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Analyse. La famille Sauvée utilise depuis peu le service lancé sur sa zone par Eilyps. Il a permis de pointer un problème de déficit énergétique et de corriger la ration.

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Àl’EARL Gwenn Ha Du Holstein, les soixante vaches de Jean-François et Antoine Sauvée se portent bien. La productivité est bonne, avec une moyenne annuelle de 9 500 kg de lait brut/VL, et les TB et TP sont élevés, permettant une bonne valorisation (+26 €/1 000 litres de bonification en octobre). Par ailleurs, les problèmes de santé sont rares, ce qui se traduit notamment par une bonne maîtrise du taux cellulaire dans le lait, entre 100 000 et 150 000 cellules/ml sur l’année. Enfin, les résultats de reproduction révèlent un troupeau plutôt en forme : 46 % de réussite en 1re IA, 16 % de vaches à trois IA et plus, 390 jours d’IVV. « Notre objectif est de rester au top, comme une équipe de foot ! » déclare Jean-François. Et pour cela, les éleveurs comptent bien tirer parti des nouveaux résultats d’analyse des acides gras du lait qui leur sont présentés depuis septembre par leur prestataire en conseil, Eilyps.

Après deux ans de travaux afin d’affiner­ la méthode et les indicateurs, la société, basée près de Rennes, propose désormais à ses 2 500 adhérents l’étude du profil d’une quinzaine d’acides gras présents dans le lait.

Échantillon individuel ou au tank

L’analyse est réalisée sur les échantillons individuels dans le cadre d’un contrôle de performances régulier ou sur un échantillon prélevé au tank. Dans ce dernier cas, l’interprétation des résultats concerne la globalité du troupeau, et ne prend donc pas en compte l’influence du stade de lactation. « Avec le développement des robots et l’arrêt du contrôle de performances chez un certain nombre d’éleveurs, nous étions parfois contraints d’élaborer des conseils avec les seules valeurs de TB et TP issues de la laiterie, explique Anthony Baslé, consultant nutrition chez Eilyps. Ce n’est pas suffisamment représentatif. Nous passions­ à côté de certains éléments. C’est pourquoi nous avons souhaité aller plus loin dans le diagnostic, à l’aide du profil en acides gras. Celui-ci évolue plus rapidement que le TB en fonction de l’alimentation : on peut donc réagir plus vite en cas de problème. C’est un outil pour l’éleveur et pour le conseiller. »

« Confirmer et expliquer nos suspicions »

L’objectif de cette analyse est de vérifier la bonne valorisation de la ration et la bonne santé des animaux, notamment lors des transitions alimentaires. « Nous avons l’habitude d’observer nos vaches et de repérer les anomalies, souligne Jean-François, installé depuis vingt-deux ans. Nous utilisons notamment comme baromètre la distribution de minéraux en libre- service­ : en fonction de la consommation par les vaches, nous voyons si la ration répond à leurs besoins. L’analyse du profil en acides gras est un outil complémentaire pour confirmer et expliquer nos suspicions. Nous gagnons en précision et en anticipation. » Son fils Antoine, qui prépare régulièrement des vaches pour les concours, sait qu’il faut parfois se méfier de la physionomie des animaux : « Certaines vaches sont sèches, mais ne sont pas pour autant en déficit énergétique », constate-t-il.

L’exploitation est très orientée sur la valorisation de l’herbe et l’autonomie protéique ; l’apport de concentré azoté n’est pas individualisé (800 kg par vache et par an de tourteau de colza) et la part de maïs dans la ration plafonne à 60 %. Le maïs épi et la betterave complètent les sources énergétiques. L’analyse du profil des acides gras du lait, réalisé en octobre, a permis aux éleveurs d’ajuster leur conduite. « En octobre, nous avons commencé à distribuer le maïs ensilé en septembre, qui s’est révélé moins bien assimilé que le maïs de l’année précédente, indique Antoine Sauvée. J’avais repéré des grains de maïs dans les bouses, pourtant la production de lait et le TB étaient corrects. » « L’analyse du profil en acides gras a révélé un déficit énergétique, et cela à tous les stades de lactation, poursuit Anthony Baslé. Le risque était que les vaches puisent dans leurs réserves, ou qu’elles n’atteignent pas l’optimum de production ou de TB. » Les éleveurs ont donc décidé d’ajouter des drêches de blé à la ration, le temps que l’assimilation du maïs s’améliore. Résultat : entre le 15 octobre et le 7 novembre, le TB est passé de 42,6 à 43,5, et le TP de 33,6 à 34,4 (chiffres laiterie).

Une interprétation non standardisée

Outre le déficit énergétique et la mobilisation des réserves, l’analyse du profil en acides gras permet de calculer des indicateurs relatifs au fonctionnement du rumen et à la santé des animaux. Un indicateur « dans le rouge » peut révéler une mauvaise qualité du fourrage, une mauvaise valorisation des fibres, un déficit d’abreuvement ou d’ingestion, ou encore la présence de mycotoxines dans la ration : différentes pistes sont à creuser. Les résultats du diagnostic sont présentés à la date du contrôle, ainsi que leur historique sur douze mois et en comparaison de la moyenne d’un groupe (même race et même système alimentaire).

Le conseiller insiste sur la manière d’interpréter les résultats et d’agir en conséquence. « Rien n’est standardisé. Cela fait l’objet d’une discussion sur ce qu’il convient de faire ou pas. Il peut y avoir du pour et du contre. Certains ajustements de la ration peuvent entraîner un surcoût ou une charge supplémentaire de travail. » Ainsi, certaines VHP de l’EARL Gwenn Ha Du Holstein peuvent être « dans le vert » sur le critère de la couverture énergétique des besoins, tout en étant « dans le rouge » sur le critère de la mobilisation des réserves. Les éleveurs pourraient envisager une complémentation individuelle, mais cela ne fait pas partie de leur stratégie. « Nous sommes pointilleux, mais nous voulons garder un système simple », résume Jean-François. Ainsi, aucune complémentation n’est apportée aux vaches fraîchement vêlées au printemps. D’avril à juin, le silo d’ensilage de maïs est fermé quand c’est possible, et les vaches reçoivent du maïs épi et du foin en complément du pâturage. Cela entraîne une baisse de la couverture énergétique. « Nous savons que le pâturage a ce défaut, mais il permet aussi de produire du lait à bas coût, reconnaît Antoine. Nous acceptons ces variations, c’est un compromis. »

Nathalie Tiers
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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