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« Face au Covid-19, assurer la sécurité et rassurer »

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L’usine de produits frais de Sottevast dans la Manche. C.Hue

Comme toutes les entreprises agroalimentaires, le groupe coopératif normand Maîtres Laitiers du Cotentin est à 100 % mobilisé depuis le premier jour du confinement total.

Le groupe Maîtres Laitiers du Cotentin est spécialisé dans l’ultrafrais laitier. De la collecte du lait à la livraison aux clients, il met tout en oeuvre pour que sa chaîne alimentaire fonctionne. Protéger du coronavirus les chauffeurs laitiers, les salariés dans les usines et les chauffeurs des camions de livraisons est sa priorité. « Les éleveurs appliquent bien les mesures sanitaires à l’encontre des chauffeurs...
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Le groupe Maîtres Laitiers du Cotentin est spécialisé dans l’ultrafrais laitier. De la collecte du lait à la livraison aux clients, il met tout en oeuvre pour que sa chaîne alimentaire fonctionne. Protéger du coronavirus les chauffeurs laitiers, les salariés dans les usines et les chauffeurs des camions de livraisons est sa priorité. « Les éleveurs appliquent bien les mesures sanitaires à l’encontre des chauffeurs laitiers que nous leur avons très vite transmises », indique Jacques Klimczak, le Monsieur communication du groupe coopératif normand. « Sur nos sites, nous mettons tout en œuvre pour assurer la sécurité des salariés et les rassurer : prise de température à leur arrivée, gel hydroalcoolique à disposition dans les zones de passage, élargissement des amplitudes horaires de repas pour respecter la distance d’au moins 1 mètre entre les personnes, télétravail pour vider les bureaux et éviter les contacts entre collègues, etc. » Une semaine avant le confinement total, MLC a transmis au préfet son plan de continuité d’activité qui est défini pour des évènements exceptionnels tels qu’un incendie, une inondation, etc. « Il fait partie de notre certification industrielle. Les exigences ont été renforcées après la crise H1N1. »

« Nous vivons un effet domino monstrueux »

Pour faire face à la ruée des Français dans les magasins, la coopérative a mis à l’arrêt les lignes de petites séries et se recentre sur les produits plus simples et les formats familiaux. « Cela permet de disposer de polyvalences de postes. Si malheureusement un (ou une) salarié était contaminé, il serait plus facilement remplacé. » Et pour le transport des produits, avant que les stations-service des autoroutes ne rouvrent, le groupe coopératif a dû s’organiser pour proposer, entre autres, des conditions sanitaires décentes aux conducteurs de sa flotte de camions. Il s’appuie sur les 240 000 m² de plateformes de stockage de sa filiale France Frais partout en France. Elle est spécialisée dans la distribution en restauration hors foyer. Elle a enregistré une baisse d’activité de 40 % dans les premiers jours du confinement. L’explosion de la demande en GMS, le renforcement des flux vers l’Allemagne et le nord de l’Europe, des commandes de pays qui ne faisaient pas partie jusque là de ses destinations, compenseront peut-être une partie des pertes du groupe MLC. À condition que les lignes de fabrication ne s’arrêtent pas par manque d’emballages, pièces de réparation, etc. « Nous vivons un effet domino monstrueux », confie Jacques Klimczak

Pic de production : flécher vers des produits de garde

Pour les producteurs, le risque économique est à venir. La période de confinement total correspond à la mise à l’herbe des vaches et le pic de production printanier qui va s’ensuivre. MLC garde la tête froide. « Nous allons flécher le lait vers des produits de garde, c’est-à-dire le beurre et les fromages qui ont des dates limites de consommation plus longues que les produits frais, et bien sûr le lait UHT. Nous sommes habitués à gérer les variations de collecte. »

CLAIRE HUE
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