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Littoral Normand : gérer au mieux la crise

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Littoral Normand couvre la Manche, le Calvados, l’Eure et la Seine-Maritime avec 3395 adhérents. Thierry Hulmer et Benoit Vaultier en sont les président et directeur. ( Claire Hue)

L’objectif de l’Ocel Littoral Normand est de rattraper le plus possible cet été le retard pris dans les contrôles de performance durant le confinement.

« Depuis le 27 avril, nous tournons à 110 % », dit Thierry Hulmer, président de Littoral Normand, l’organisme de conseils en élevage qui couvre la Manche, le Calvados, l’Eure et la Seine-Maritime (3 395 adhérents, 260 976 vaches contrôlées). « Dans la foulée du déclenchement du confinement, les contrôles de performances ont été suspendus durant dix jours puis...
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« Depuis le 27 avril, nous tournons à 110 % », dit Thierry Hulmer, président de Littoral Normand, l’organisme de conseils en élevage qui couvre la Manche, le Calvados, l’Eure et la Seine-Maritime (3 395 adhérents, 260 976 vaches contrôlées). « Dans la foulée du déclenchement du confinement, les contrôles de performances ont été suspendus durant dix jours puis du 23 mars au 27 avril, le service a repris à 40 % de son activité normale. » L’objectif est de rattraper le maximum du retard cet été. « Les salariés ont accepté de prendre deux semaines de congés et non trois. Des agents de pesée sont recrutés. Il faut aussi que les éleveurs acceptent de jouer le jeu par plus de contrôles de performance durant la période estivale. »

Covid-19 : un coût d’au moins 75 000 €

La période de confinement a coûté 75 000 € en équipements de protection à Littoral Normand. « C’est un minimum car l’activité ralentie a été assurée à coûts élevés. Les charges fixes, elles, n’ont pas diminué », indique Benoit Vaultier, le directeur. L’entreprise a souscrit un prêt de 1,7 M€ garanti par l’État pour le soutien de sa trésorerie. « Si nous rattrapons le retard des contrôles et que nous ne subissons pas une nouvelle période de confinement, nous n’aurons pas besoin de l’utiliser », espère-t-il.

L’activité de conseil et de formation a beaucoup moins pâti du confinement… Et même a progressé. Le conseil a été maintenu par le télétravail des salariés et des visites d’exploitation sans contact avec les éleveurs. Surtout, le télétravail a permis d’optimiser leur temps et d’augmenter le nombre de déclarations Pac réalisées : plus de 1200 contre 1150 en 2019 et 1100 en 2018. « Nous enregistrons peu de pertes sur la formation car le confinement a correspondu à une période de travaux intense de semis et fauche, précise Benoit Vaultier. De même, le confinement n’a pas eu d’effet sur l’activité monitoring (655 430 € de CA en 2019). Quant à l’agrofourniture (843 750 € en 2019), elle a augmenté de 18 % car les éleveurs ont craint des ruptures de stocks. »

La croissance des troupeaux ralentit

Littoral Normand s’adapte à la baisse du nombre d’adhérents (-3,7 %) et du ralentissement de la croissance des élevages (+1,8 vaches contre +3,2 en 2018 et 2017) par de nouveaux services (GénoCellules, contrôle des machines à traire, électro géobiologie, etc.). Son chiffre d’affaires 2 019 s’élève à 18 M€ et est identique à celui de 2018. Le résultat enregistre un déficit de 370 000 € contre + 250 000 € en 2018. « Nous faisons face à des charges exceptionnelles, indique Thierry Hulmer, liées aux départs à la retraite de l’ancienne équipe de direction, de provisions et du recul temporaire de 100 000 € des ventes de monitoring liées au lancement de la location des capteurs. À chaque fois que nous lançons une nouvelle activité, nous savons que 3 à 4 ans sont nécessaires pour un retour sur investissement. »

Claire HUE
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