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« Les mois qui viennent seront décisifs pour le prix du lait »

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« Après une chute libre de la valorisation beurre-poudre pendant le confinement, le marché retrouve ses fondamentaux, rappelle Damien Lacombe président de Coop de France Métiers du lait et de Sodiaal. Il faut s’attendre à une légère dégradation du prix du lait, de quelques euros, comparé à la précédente campagne ».

Dans un contexte d’incertitudes sur l’évolution des marchés, la coopération laitière entend bénéficier du plan de relance du gouvernement et insiste sur l’enjeu vital des négociations commerciales à venir.

Si les coopératives laitières ont su se mobiliser pour assurer la collecte et répondre à la demande en produit de grande consommation, de fortes incertitudes pèsent aujourd’hui sur l’évolution du marché post Covid. Et donc sur le prix payé aux producteurs.
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Si les coopératives laitières ont su se mobiliser pour assurer la collecte et répondre à la demande en produit de grande consommation, de fortes incertitudes pèsent aujourd’hui sur l’évolution du marché post Covid. Et donc sur le prix payé aux producteurs.

La première inconnue concerne la reprise d’activité de la RHF au niveau mondial, « un débouché très important qui représente 32 % du chiffre d’affaires des coopératives françaises et qui concerne non seulement le marché intérieur, mais aussi l’export à travers de produits comme la mozzarella, le beurre ou la crème », a rappelé Damien Lacombe lors de la conférence de presse de rentrée de la Coop de France Métiers du lait (ex-FNCL) qu’il préside. Sur ce débouché, tous produits confondus, les pertes estimées à 9,9 t/semaine de confinement ne sont que partiellement compensées sur le marché intérieur via les GMS. L’incertitude concerne également le marché des AOP fromagères, très perturbé par le confinement avec des arrêts de collecte dans 16 filières d’appellation, et l’évolution du débouché export indispensable à l’équilibre économique des coopératives avec 23 % du chiffre d’affaires total.

« Le programme du CNIEL de réduction volontaire des volumes et l’activation des mesures d’aide au stockage privé (peu utilisé en France) ont permis de limiter la spirale déflationniste et donc le prix payé aux adhérents. Il faut s’attendre à une légère dégradation du prix du lait, de quelques euros ». À plus long terme, les mois qui viennent s’annoncent décisifs pour réenclencher la stratégie de recherche de valeur initiée par la coopération. Deux leviers prioritaires sont clairement identifiés pour y parvenir : le plan de relance économique et de soutien à l’investissement et le respect de la loi EGA dans le cadre des négociations commerciales à venir.

Une négociation commerciale décisive pour le prix du lait

L’enveloppe de 3 milliards d’euros prévue dans le plan de relance afin de sécuriser les fonds propres des entreprises est perçue comme un levier majeur pour aider les coopératives à continuer d’investir (annonces attendues le 3 septembre). Ceci d’autant plus qu’elles ont très peu sollicité les prêts garantis d’État malgré les surcoûts de production générés par les mesures sanitaires, pour se donner le droit de pouvoir distribuer d’éventuels dividendes à leurs adhérents. « Entre 2014 et 2018, les coopératives laitières ont investi 1,26 milliard d’euros pour renforcer leur compétitivité et créer de la valeur aussi bien sur le marché intérieur qu’à l’export ». Sur ce volet, l’ensemble de la coopération française évalue les besoins à 1 milliard d’euros. Second levier, le respect de la loi EGA qui doit être un garde-fou permettant d’obtenir une revalorisation conséquente du prix de vente des PGC sur le marché français lors des prochaines négociations commerciales avec la grande distribution. Dans ce domaine la filière lait s’était fixé l’objectif d’une revalorisation de 10 % sur 3 ans (2 019 à 2021). Or, elle n’a obtenu que 3 % lors des deux premières années suivant l’entrée en vigueur de la loi, principalement sur les marques nationales. Ce chiffre est très variable et certaines enseignes jouent le jeu des hausses de tarif. Pour autant, Damien Lacombe se refuse à pointer les mauvais élèves de la GMS. « Un travail important reste à faire sur la revalorisation des MDD qui représentent 2/3 des PGC. Il s’agit d’une négociation décisive. Cette revalorisation tarifaire est une absolue nécessitée pour la filière lait en vue de compenser la baisse de prix du lait sur les marchés internationaux ».

La valorisation sur le marché français apparaît comme une priorité pour répondre à une inquiétude majeure de la filière : la disparition de 7 % des exploitations observée en 2018 qui concerne toutes les zones de collecte. Elle traduit un malaise social lié à l’attractivité du métier auprès des jeunes.

Jérôme Pezon
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