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Danone maintient la pression pour en finir avec ses excédents

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Livraisons. Les OP du privé ne sont pas à la noce depuis deux ans. Le géant leur demande d’ajuster la collecte à ses besoins industriels.

Livrer à Danone inspirait, hier encore, une vraie fierté. Cette heure est révolue. Plus d’un « Danone » s’interroge sur son avenir. À défaut d’une communication claire à leur égard, certains imaginent même le pire quand ils voient le groupe surfer­ sur la vague des « laits » végétaux. La crainte est alimentée aussi par le message martelé à...
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Livrer à Danone inspirait, hier encore, une vraie fierté. Cette heure est révolue. Plus d’un « Danone » s’interroge sur son avenir. À défaut d’une communication claire à leur égard, certains imaginent même le pire quand ils voient le groupe surfer­ sur la vague des « laits » végétaux. La crainte est alimentée aussi par le message martelé à ses OP : Danone veut désormais ajuster sa collecte aux stricts besoins de ses différents sites industriels. Stratégie logique pour un groupe qui avait des excédents historiques et qui doit faire face à un secteur des produits frais en perte de vitesse.

Danone met la main à la poche pour aider aux départs

Pour accompagner le mouvement, le privé a pris ses responsabilités et mis la main à la poche. En juin dernier, l’OP Danone Sud-Est a accepté le principe d’une aide temporaire pour inciter à cesser le lait (60 €/1 000 l sur la base des livraisons 2018) ou à changer de laiterie (30 €/1 000 l). Trente-cinq fermes ont profité de la fenêtre de tir. Quinze sont parties chez d’autres transformateurs. Parmi elles, dix excentrées en Haute-Loire livrent désormais à la laiterie Gérentes. Ces départs représentent un total de 10 Ml, dont 20 % des volumes reviendront à l’OP pour être redistribués en 2020. Avec ces départs, les livraisons sont tombées à 113 Ml en 2019. C’est encore trop pour Danone, qui veut aboutir, à terme, à 105 Ml . En 2014, la somme des références sur la zone s’élevait 150 Ml.

Réduction des volumes pour toutes les OP

Même logique pour le Centre-Est. Fin 2018, le privé a offert 40 € à ceux qui trouvaient un autre collecteur. Et le litrage de l’OP Jura-Bresse est passé, en un an, de 68 Ml aux 45 imposés. À la grande satisfaction de l’OP, personne n’est resté sur le bord de la route. Quinze exploitations (5,5 Ml) ont rejoint l’AOP morbier, et neuf (6,5 Ml) les coopératives d’Etrez et de Foissiat (Ain), positionnées sur le créneau de l’AOP beurre et crème de Bresse. Les 5 Ml restants dans le nord de la zone ont été repris par Mulin (Doubs).

Les Normands se serrent aussi la ceinture. La référence de l’OP bas-normande a baissé de 20 Ml en deux ans. Idem pour la haut-normande (Nord, lire p.13). Au-delà du choix, compréhensible, de l’industriel d’adapter sa collecte à ses besoins, sa politique de prix l’est moins. Et depuis deux ans, elle déçoit (voir l’infographie), surtout que le groupe a réduit les excédents qui lui coûtaient si cher.

Une enquête de la rédaction
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