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Christian Watier

Plus présente en GMS, l’AOP Camembert de Normandie est moins malmenée que les Pont-l’Évêque, Livarot et Neufchâtel depuis le confinement.

Les consommateurs se recentrent actuellement vers des produits laitiers basiques et les formats familiaux. Visiblement, ce n’est pas le cas pour l’AOP Camembert de Normandie (5 500 tonnes). « Les fromageries dont les débouchés sont majoritairement en GMS voient leurs ventes augmenter », indique David Aubrée, président de l’association des ODG laitiers normands qui regroupent les AOP Camembert, Pont-l’Évêque...
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Les consommateurs se recentrent actuellement vers des produits laitiers basiques et les formats familiaux. Visiblement, ce n’est pas le cas pour l’AOP Camembert de Normandie (5 500 tonnes). « Les fromageries dont les débouchés sont majoritairement en GMS voient leurs ventes augmenter », indique David Aubrée, président de l’association des ODG laitiers normands qui regroupent les AOP Camembert, Pont-l’Évêque, Livarot et Neufchâtel. C’est le cas de la fromagerie Gillot et de la sienne, Réo (groupe Maîtres Laitiers). « Les ventes plus importantes en GMS compensent les pertes via le réseau des grossistes. » Il a même réduit légèrement le temps d’affinage des camemberts pour les faire tourner plus rapidement dans le hâloir. Ce sont les AOP Pont-L’Évêque, Livarot et Neufchâtel qui souffrent le plus de la fermeture des rayons à la coupe, des marchés locaux (désormais rouverts sous conditions) et de la restauration. « Beaucoup en circuits courts, le Neufchâtel a enregistré la baisse la plus spectaculaire dans les premières semaines du confinement : -60 %. » Les Pont-l’Évêque et Livarot font face à une baisse de 25 % de leurs ventes. « Ce sont des produits plus chers, davantage vendus en rayons à la coupe, en épicerie fine et sur les marchés », explique-t-il.

« Être prêts à dégainer cet été »

Face à ces difficultés, la filière AOP normande adhère aux initiatives locales ou régionales qui mettent en relation producteurs, distributeurs et consommateurs locaux. « Avec l’action du Cnaol « Fromagissons », nous préparons aussi le déconfinement, ajoute Céline Pacary, qui anime la filière. Il faut être prêts à dégainer dès juillet. Les Français vont rester en France durant les vacances, peut-être même dans leur région. À nous de tout faire pour la promotion de nos fromages. »

« Difficile de réduire la production au printemps »

Le chamboulement des marchés a des répercussions sur les producteurs. Comme elle le demande à ses adhérents, la maison mère de Réo – la coopérative Maîtres Laitiers du Cotentin — demande aux membres de l’OP de réduire de 3 % leurs volumes d’avril par rapport à mars 2020. Le prix du lait livré au-dessus sera minoré de 200 €/1 000 l. De son côté, Lactalis est en négociation avec l’OP sur le prix. Le groupe ne l’est pas avec l’OP Graindorge, créée avant qu’il n’acquière la fromagerie Graindorge. Dans le contrat, le lait payé en AOP l’est en fonction de la part de valorisation. « Elle est de 55 % actuellement contre 70 % habituellement à cette période, précise Stanislas Delabasle, livreur de Graindorge et président l’Union des producteurs AOP normands. L’union n’est pas d’accord sur les efforts demandés. Notre système est basé sur l’herbe, avec des vaches normandes à la production de lait moins plastique que la Holstein. »

Claire Hue
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